|
|
|
|
La plage
où Iracema rencontra Martim est le point de rencontre de Fortaleza avec
les étrangers, son port d'entrée pour le monde. Ce n'est pas par
hasard si la plage est dans tous les circuits, changeant juste de nom
et de direction. Elle est toujours en tout lieu, même quand on lui tourne
le dos et que l'on trouve face à Fortaleza, le Sertão. Un touriste
attentif remarquera qu'à Fortaleza on indique jamais le chemin dans le
sens nord-sud ou est-ouest. Dans cette ville on dit : « va en
direction du sertão » ou « continue en direction de la plage ». Le peuplement
de la région de Fortaleza a commencé dans les premières années du XVI
siècle quand le portugais Pero Coelho de Souza arriva sur les côtes du
Ceara. Au cours de la lutte entre les puissantes colonies, les Hollandais
envoyèrent des hommes dans la région et, le Hollandais Mathias Beck construisit
Fort Schoonenborch ("belle forteresse"), qui est à l'origine de la ville.
Avec l'expulsion des Hollandais du Brésil en 1654, les portugais prirent
le fort et le baptisèrent Fortaleza de Nossa Senhora da Assunção. La communauté
autour fut baptisée du même nom. En 1726, le village de Fortaleza fut installé et en 1823, il se transforma
en ville. |
Dans le Ceara comme c'est la cas de toutes les régions tropicales, il n'y a pas 4 saisons : il y a une période de pluies (décembre-avril) marquée par les récoltes et l'abondance, et une période de sécheresse (mai-novembre). C'est pourquoi se plaindre de la pluie dans un état dont 80% du territoire est semi-aide relève de l'hérésie. Il ne fait jamais froid à Fortaleza et la température oscille entre 24° et 35° C. Du
Sertão viennent d'autres traces typiques de la culture cearense comme
la religion. Le cearense est par exemple, dévot du père Cicero à Juazeiro
do Norte, de Saint Antoine à Barbalha, de Saint François à Canindé et
le patron de Fortaleza est notre dame de l'ascension dont la fête a lieu
le 8 décembre. Religieux
oui, mais jamais austère. Le cearense intrépide, qui affronte la sécheresse
du Sertão et la force de la mer sur les plages, est irrévérencieux à l'extrême.
Ainsi, de grands humoristes sont sortis du Ceará Chico Anísio, Renato
Aragão et Tom Cavalcante, mais cette bonne humeur n'est aujourd'hui plus
aussi marquée. Dans la
construction mythologique du Ceará, les écrits et les textes sur l'impertinence,
le divertissement et les histoires joyeuses sont récurrents. Si fameux
quand le Ceara "Terra da Luz" est le "Ceará impertinent", cité pour la
première fois par Adolfo Caminha dans le roman « A Normalista »
(1892). Dans le roman le personnage se plaint des ragots publiés par un
petit journal de l'époque. Le Ceará
impertinent produisit de nombreux journaux sarcastiques et fut même le
titre d'une revue d'humour. Les personnages du dilettantisme sont historiquement
de type populaire et inspirent aujourd'hui les humoristes de la terre
entière. La place de Ferreira, dans le
Centre de Fortaleza, est encore le podium de l'impertinence. On
aime rire de l'accent cearense, de sa tête plate, de son cou court, mais
on se prépare à ce qu'il se moque encore plus de lui-même. On rit,
on mange, on boit, on flirte, on va à la plage, au cinéma, au musée, au
théâtre. Fortaleza vit un boom du tourisme et est aujourd'hui une ville
où abonde une offre de bons services culturels. Données
géographiques |