Histoire


En 1669, la région comprise entre la rivière Igaraçu et la montagne d’Ibiapaba et habitée par des populations sylvicoles, fut découverte par Leonardo de Sá et ses compagnons d’expédition. Pour ce grand fait, ils gagnèrent une sesmaria (c’est à dire le droit d’exploiter une terre abandonnée), sur les bords de ce fleuve.

En 1758, le portuguais Domingos Dias da Silva arriva dans le Piauí, en provenance du Rio Grande do Sul et apporta une grande fortune en or et en argent. Il s’établit sur la rive droite de la rivière Igaraçu où il fonda 6 abattoirs, nom donné aux sites produisant de la « carne-de-sol » viande deshydratée par le soleil et le vent.

Domingos Dias da Silva fut un pionnier dans la région pour le commerce, l’industrie et l’agriculture. Avec ses propres navires, il exportait la viande au Portugal et dans le sud du pays. Le lieu s’appelait à l’origine Porto das Barcas et c'est à cet endroi que Domingos Dias da Silva construisit un vaste batiment de plusieurs étages, connu jusqu’à aujourd’hui comme « la grande maison de Parnaíba ». Elle attira par la suite, à sa proximité, d’autres constructions qui donnèrent son origine à l’actuelle ville de Parnaíba.

Le 18 août 1762, fut créé solennellement le village de São João da Parnaíba et le 14 août 1844 Parnaíba fut élevée à la catégorie de ville baptisée en hommage au“Velho Monge” (c’est ainsi qu’est connue la rivière Parnaíba). Aujourd’hui c’est la seconde ville en importance économique et de population de l’Etat.

Parnaíba, localisée dans la région nord du Piauí, se trouve à 320 kms de Teresina, la capitale du Piauí et à 580 kms de Fortaleza. Elle se distingue par sa vie paisible, ses exubérants paysages naturels et préserve encore ses attraits culturels et son beau patrimoine archéologique. Parmi eux, Porto das Barcas, qui aujourd’hui abrite dans ses entrepôts, transformés en musée, des expositions d’arts plastiques, des manifestations de danse et musiques locales. Autre édifice intéressant, la maison d’Angleterre, important bureau commercial qui sous le commandement du citoyen britannique Frederick Clark, introduisit la cire de carnaúba sur le marché international.

Les rues de la ville sont larges et arborées et son climat chaud est tempéré par la brise qui souffle toute l’année. Les grandes demeures coloniales du XVIII, bien conservées, sont d’élégants monuments de l'époque dorée de l’ancien village de São João da Parnaíba. Pendant quelques temps, Parnaíba a vécu une grande prospérité économique à travers l’exportation du carnaúba mais elle n'a pas pu par la suite la maintenir en raison du déclin du prix de la cire de carnaúba sur le marché international et de la mauvaise navigabilité du fleuve Parnaíba.

La ville de Parnaíba est constituée sur une grande partie de son territoire par un plateau alluvionnaire formé par le delta du fleuve Parnaíba, qui forme à son embouchure des dizaines de lagunes, dunes et près de 80 îles et îlots d’une exotique beauté. La plus grande d'entre elles est l’île de Santa Isabel, proche du centre de la ville.


Actuellement, Parnaíba s’est constituée en centre collecteur de produits d’extraction végétale et s’appuie sur de modernes industries de transformation qui connaissent une forte croissance de leur activité commerciale. Elle dispose par ailleurs, d’excellentes opportunités pour le développement du tourisme notamment dans le delta des Amériques, un des 3 deltas au monde en mer ouverte qui présente un des paysages naturels les plus fascinant et les plus riches en biodiversité du Brésil et de la planète.

Delta des Amériques

Situé à environ 350 kms de Teresina et à 580 kms de Fortaleza, le Delta des Amériques (ou du Parnaíba) s’étend entre les états du Maranhão et du Piauí, et représente un des 3 deltas en mer ouverte du monde (les autres étant le Nil en Afrique et le Mékong en Asie). C’est donc l’unique du continent Américain et il forme un ensemble naturel de près de 80 îles riches en biodiversité.

Parnaíba, la seconde plus grande ville du Piauí avec ses magnifiques plages et son important ensemble architectural et historique est la principale porte d’entrée du delta des Amériques. Là, le soleil y brille quasiment toute l’année et la température oscille autour de 26°C.

La promenade en bateau qui parcourt le fleuve et les canaux du delta, la dégustation de crabe et l’admiration du coucher du soleil sur la plage du cocotier sont des programmes incontournables.

Un tuyau pour profiter au maximum de la visite du delta consiste à compléter son voyage de quelques jours dans l’île de Caju, une réserve écologique particulière avec une faune variée et abondante qui rappelle le Pantanal Mato-Grossense. Une autre attraction importante qui peut être découverte dans le sertão à l’intérieur des terres, est le parc national de Sete Cidades avec ses inscriptions rupestres et ses étranges formations rocheuses.

Ile de Caju

Dans le centre de l’île, il y a des dizaines de champs de cajueiros (arbre de noix de cajou), certains d’origine et d’autres plantés par la suite. D’où le nom, Ilha do Caju, sur laquelle, au milieu d’une nature exubérante, est implantée aujourd’hui une accueillante pousada. Classée comme écologique, elle constitue pour le très sélectif guide « circuits de charme » l’une des attraction de l’île.

L’île de Caju se trouve à environ 2h30min par bateau de la ville de Parnaíba.

Histoire

Les jésuite avant d’abandonner l’île, auraient enterré un magnifique trésor que personne jusqu’à aujourd’hui n’a réussi à trouver.

Plus important que l’or disparu, il reste sur l’île de Caju une nature majestueuse, qui est maintenant considérée comme un sanctuaire grâce à l’effort et au sacrifice d’une famille d’origine anglaise propriétaire de l’île depuis 1847 et qui la préserve comme un trésor inestimable.

L’île est composée de 5 écosystèmes complets : mangroves, dunes, forêts, champs et zones inondées d’eaux salées. Une telle variété fait d’elle non seulement un paradis pour le tourisme écologique et d’aventure mais aussi une opportunité unique pour connaître dans un périmètre réduit toute la synthèse de la géographie brésilienne.

Les anciens Habitants

Habitée à l’origine par les indiens Tremembés dont l’histoire dit qu’ils étaient de valeureux guerriers du delta, l’île fut appelée Pará-Mirim puis Punaré.

Les Tremembés furent convertis et regroupés par les pères jésuites en communautés villageoises et en 1660 le père Antônio Vieira visita l’île .

Le 21 avril 1727, le cacique Manoel Miguel reçut en guise de la possession l’île. En 1758, Sebastião José de Carvalho et Melo, le marquis de Pombal, expulsa les jesuítes du Brésil, confisqua tous leurs biens et occasionna la disparition des villages indiens du delta. En 1776, l’île de Caju fut vendue aux enchères à l’éleveur de bétail João Paulo Diniz qui y introduisit l’élevage. La viande bovine était alors salée et exportée vers le Pará, le Portugal et les autres parties du Brésil.

En 1847, avec l’appauvrissement des héritiers de João Paulo Diniz, l’île fut vendue au lieutenant colonel Domingos José Gonçalves et à son épouse, dona Torquata da Cunha et Silva Castello Branco Gonçalves, pour 2 contos du roi, l’équivalent de 250 têtes de bétail.

Après le décès du lieutenant colonel et de son épouse, l’île passa sous la possession de ses fils Dr. Malaquias Antônio Gonçalves et Dr. Sigismundo Antônio Gonçalves. A leur mort, la fille du Dr. Malaquias, Eugênia Mendes Gonçalves D'amorim devînt la nouvelle propriétaire de l’île. Eugênia petite fille du baron João José de Rodrigues Mendes, était mariée à Alberto de Loyo Amorim, le fils du baron da Casa Forte.

Le 21 juillet 1919, Alberto de Loyo Amorim, vendit l’île à un citoyen britannique marié à la nièce des Drs. Malaquias et Sigismundo Antônio Gonçalves.


La famille Clark


James Frederick Clark était un jeune anglais qui arriva au Brésil avec un contrat d’apprentissage de 5 ans à la maison d’Angleterre, dirigée alors par Paul Robert Singlehurst, connu aussi sous le nom de Paulo l’anglais, le premier à apporter au Brésil des tracteurs, des automobiles, des moteurs et des jeeps. En 1884, Frederick Clark était déjà associé à la maison d’Angleterre. Et plus tard, il en devînt le propriétaire unique. Sur son initiative, on introduisit la cire de carnaúba sur le marché international. Au delà, des produits à base de pétrole, il fournit les équipements et les installations électriques à 153 municipalités du Maranhão, Piauí et Ceará.

Aujourd’hui le principal négoce de la région réside dans le secteur du tourisme écologique. Les anciennes demeures, de la fazenda de l’île de Caju (Araioses-Maranhão) et de la maison d’Angleterre (Parnaíba-Piauí), ont été transformées en pousadas qui reçoivent des visiteurs avec un réel esprit d’aventure et de découverte des trésors de l’un des deux sanctuaires naturels les plus expressifs du Brésil.

Etudes écologiques

Pour qui s’intéresse aux détails scientifiques, il faut suivre le rapport ci-dessous extrait d’une étude scientifique de 1981 sur le delta du Parnaíba et réalisée par les universités de São Paulo et les Universités Fédérales du Piauí et du Ceará. Sous la coordination de Valdemar Rodrigues, de l’Université du Piauí, ces études écologiques ont bénéficié de la collaboration du botaniste Afrânio Gomes du Ceará et du zoologiste Luiz Dino Vizzoto de l’université d’état Pauliste de São José do Rio Preto.

Dunes

Les mouvement de sable et la formation des nouveaux amas de quartz causes de sérieux problèmes au littoral piauiense, avec des maisons détruites et des routes et plantations ensevelies. L’autre grand problème vient de la mise en place de pâturages pour l’élevage. La destruction des sols est évidente mais il est illusoire de croire que la fixation et la conservation des dunes dans cette zone pourront résoudre la situation. La végétation dans ce cas, a plus d’importance que la conservation des sols surtout quand il s’agit de sols à l’équilibre extrêmement fragile comme le sable des dunes. Il est important de rappeler que l’utilisation de la terre en fonction de son aptitude est fondamentale pour que ces destructions ne se reproduisent pas à l’avenir.

Mangroves

Dans la partie sud de l’île, il y a les mangroves d’eau salée et saumâtres qui recouvrent 35% de la superficie de l’île de Caju. Les promenades à l’intérieur des mangroves et des igarapés se font en canoe ou en petite barque avec l’usage fréquent des rames afin d’éviter que le bruit du moteur n’effraie la riche faune de la région. Le poisson à 4 yeux est le plus visible. Sa principale caractéristique est d’avoir deux grands yeux proéminents. La partie supérieure est adaptée pour voir hors de l’eau et la partie inférieure dedans. Vivent aussi là de nombreux guarás, socós, martin-pêcheurs, macaques prego (qui s’alimentent de crabes), guaxinins et cobras. Les baiacus, capable de gonfler jusqu’à ce qu’ils ressemblent à des ballons de football, vivent aussi dans la mangrove de même que le crabe-uça. Cette espèce est très recherchée par les pêcheurs qui capturent les crabes encore jeunes pour le commerce. L’autre point notable est la quantité d’individus collectés dans la zone. Les nombreux prélèvements de crabe-uçá aux mêmes endroits accélèrent sa diminution en masse et le menace d’extinction.

Les mangroves sont aussi menacées par les plantations de riz, l’élevage de bétail et la coupe de bois pour le charbon. Cette diminution de leur écosystème entraîne par la même occasion la réduction de leur source alimentaire et provoque ainsi le déplacement et le dépérissement de l’espèce. La capture du crabe-uçá sur le littoral du Maranhão a lieu au cours des mois de novembre à mars. C’est à cette période qu’a lieu la reproduction de l’espèce et que les crabes sont le plus vulnérables. Et c’est aussi à ce moment que se produit la pêche qui devrait à tout prix être évitée. Un autre constat à déplorer, montre qu’en pêchant les jeunes individus, on compromet ainsi leur reproduction. Le danger d’extinction de l’espèce est donc principalement dû à l’augmentation de captures incontrôlées et à leur caractère prédateur.

Plages

Elles sont le résultat du sable accumulé par les agents de transport fluviaux et marins. Les plages représentent des étendues de sable (grains de quartz), d’une taille plus ou moins grande en fonction de la marée. Les plages et vasières du Nordeste brésilien possèdent également une faune très riche composée de coquillages, petits crustacés, puces marines, maria farinha, tatuzinho-da-areia, entre autres.

Flore

Le delta du fleuve Parnaíba se caractérise par son grand nombres d’îles et ilots séparées les uns des autres par un labyrinthe de canaux et de rivières. Parmi eux on distingue la grande île de Santa Isabel, dans le Piauí, et l’île des canaries, l’île de Caju et la grande ’île de Paulino dans le Maranhão.

Parmi les principales espèces végétales on remarquera :
le romarin de plage – une plante très commune qui contribue à la fixation des dunes.
Le persil de plage – il pousse toujours en compagnie du romarin de plage et a lui aussi un grand pouvoir de fixation des dunes au delà de son utilisation médicale.
La liane de plomb – C’est un des parasites les plus fréquents de la végétation arbustive et arborée dans toute la région littorale.
Le guajeru – c’est un fruit endémique qui pourrait être utilisé comme fruit de consommation courante. Son arbre peut atteindre la taille de 10 mètres;
la chanana – c’est une fleur sylvestre mais abondante et caractéristique de la région . Elle s’ouvre à 6h00 et se ferme régulièrement à 11h00, elle est aussi connue sous le vocable « onze heures »;
Le coton de soie : sa fibre constitue la matière première des coussins et oreillers;
Le cocotier de plage – le Oiti de plage, le Cajueiro et le Mangabeira sont les espèces prédominantes et de haute valeur économique.

L’île de Caju, en étant si uniquement préservée est naturellement la digne représentante de la variété des ressources naturelles de la flore et de la faune, protégées grâce au zèle, à l’intérêt et à la compréhension de ses prpriétaires qui nous offrent la possibilité d’observer et d’étudier les écosystèmes qui résident dans le delta.

Faune

La faune est variée et se compose de tatou, coati, chats sauvages, perroquets, tamanoirs, xexéus, toucans, crocodiles, de papos-amarelos, guaxinins, cerfs, renards, pica-paus, jacus, macaques de différentes espèces, guarás, lapins, garças, jacus, marrecas, tortues marines (tortue cabeçuda), botos, poisson boeuf (Projet poisson boeuf à Cajueiro da Praia - Piauí) et beaucoup d’autres.

L’île de Caju représente un des uniques exemples de coexistence pacifique entre l’exploitation économique et le maintien du patrimoine naturel.

Il faut dire que le succès de cette communauté faunistique n’est pas seulement dû à l’interdiction de la chasse mais principalement à la conservation des écosystèmes primitifs qui rien qu’en oiseaux compte plus de 100 espèces.

D’autres espèces non endémiques ont été prudemment introduites comme les macaques odorants, le singe hurleur et le singe taureau – qui se sont adaptés sans problème au milieu naturel.

Données géographiques
L’île de Caju est située au nord-ouest du delta du fleuve Parnaíba, sur la municipalité de Araioses (Maranhão), à près de 50 km de la ville de Parnaíba (Piauí), dans le nordeste du Brésil, entre les 80 îles et ilots qui forment l’unique delta en mer ouverte des Amériques.
L’île de Cajua une superficie 10.139,3 ha (+ ou - 100km2), dont 35% de mangroves, 12% de dunes, 23% de forêts, 20% de champs et 10% de marais saumâtres. L’île est positionnée à 2º45' de latitude, sous la ligne de l’équateur et à 42º05' de longitude ouest.
Population :
+/- 60 habitants
Climat :
chaud et humide ( 2 saisons bien définies - une pluvieuse et une sèche)
Températuremoyenne annuelle :
27ºC

Accueil | Qui sommes nous  | Contacts | Etat du Ceara | Etat du Maranhão | Etat du Piaui | Liens | Hôtels
destino-brasil© 2005.